COLLECTION OF William Schaus © PRESENTED TOTHE National Muséum MCMV .-"^ NOTES SUR L'ILE DE LA RÉUNION (bovrbon) PAR L. MAILLARD s de texte. EjaiciofoiE^ey^ - PARIS DENTU, ÉDITEUR PALAIS-ROYAL, GALERIE d'oRLÉANS, 13 ET CHEZ L'AUTEUR RUE DE l'ouest, 64 Prix de l'ouvrage complet 20 fr. Envoi à la Réunion (par Suez), environ 5 fr. ^^Tinrv, i^\jS^ m- Î^L o ,=*-*. *«8«2. ^^__^^^^ ^^^^^^ LÉPIDOPITÈRES. G. — 5 DIUMÏ, Lat. Divis. 1. BICALCARATI, Gn. — Legiol. FUSIFORMES, Gn. Phalanx HEXAPI, Un.-iv\WTENTACULATyE, Gn. Fam. PAPILIONID.E, Lat. — Gen. PAPJLIO, Lin. Papilio Disparilis, Bdv. Bdv. Faun. Mac!., p. 15, pi. 1.— Spec. gén., p. 227.— Herr. Scli. exot. 63-04. — Phorbanta, Esp. 37-2. — Ilerbst. 12-3. Ce beau Papilio n'est pas rare à la Réunion ; mais la femelle est beaucoup moins commune c^ue le mâle. On en rencontre vingt de ce dernier sexe contre une du premier. Il voltige dans les allées des bois, autour des grands arbres. Tribu. GRANULOS^, Gn. Fam. RHODOCERID.E, Bdv. -Gen. CALUDRYAS,My. C'est un des genres les plus difficiles des Diurnes. La synonymie surtout est très-délicate à établir d'une manière certaine, surtout dans le groupe auquel appartient l'unique espèce qui se trouve à la Réunion, et M. Boisduval, quiabeaucoup fait pour l'éclaircir, a laissé encore bien des doutes à résoudre et quelques erreurs à corriger. Callidryas Florella, Fab. Ent. syst. 666. — God. Enc, p. 96.— Bdv.Spec. gén., 608. J'admets avec M. Boisduval que cette espèce est la Florella de Fabricius, ce qui n'est pas absolument hors de doute, cet ancien auteur n'ayant décrit que la femelle et sur une variété des plus mar- G. — 6 LÉPIDOPTÈRES. quées, puisqu'il lui donne en dessous trois points argentés, dont le premier beaucoup plus gros, et cette femelle venant de Sierra-Leone, pays dont je n'ai vu aucun individu. Néanmoins comme Fabricius dit : Apex alœ maculis aliqiiot fuscis, et que cette espèce est la seule de ce groupe dont la femelle n'ait pas le sommet entièrement noir, je regarde comme très-probable que l'espèce de Sierra-Leone est la même que celle-ci. Par contre, la femelle décrite par M. Boisduvai n'appartient certainement point à la Florella., comme il est facile de s'en convaincre en lisant sa description, bien que celle du mâle lui soit tout à fait applicable (si l'on change toutefois le moipoi?its blancs du thorax en celui de poils qui était certainement dans rintentioii de l'auteur). Pour mieux préciser toutefois l'espèce de notre coloni(' et faire qu'elle ne soit plus confondue avec ses congénères, je dé- crirai même le mâle ; et quant à la femelle^ qui l'a été d'une manière trop imparfaite par Fabricius, et nullement depuis lui, j'indiquerai ses deux variétés, qui sont bien tranchées. Le mâle est de la taille de Pyranthe ou un peu plus petit. On le reconnaîtra d'abord au bord terminal des premières ailes qui est concave, cas unique, je crois, dans ce genre. Le dessus est d'un blanc glauque, avec les deux tiers postérieurs recouverts d'écaillés plus ve- loutées, mais qui s'arrêtent un peu avant le bord terminal. Les ailes supérieures sont marquées d'un très-petit point noir sur la disco- cellulaire. Elles portent en outre, au bord interne, comme Pyranthe c\ Philippina, un faisceau de longs poils blancs cjui s'épanouit sou- vent par-dessus les inférieures. Le dessous est d'un glauque jaunâtre luisant, couvert de petites hachures plus obscures et souvent rosées, avec un petit point rose, pupille de couleur de chair, sur la disco-cel- lulaire. Les ailes supérieures ont, en outre, toute la moitié interne blanche, et les inférieures portent, au-dessus delà nervure médiane, une bandelette plus mate et plus jaune, formée par des écailles accu- mulées. Ces écailles correspondent, en dessus, à un espace oblong que M. Boisduvai appelle improprement sac glanduleux ^ et cjui, dans cette section desCallidryas, est médiocrement étendu. Le thorax est cou- vert de poils blancs c[ui se teignent de rose sale sur la partie antérieure et sur la tête. Les antennes sont d'un gris rosé, plus claires que LÉPIDOPTÈHES. G.- 7 chez PyrantJie et Phil'qjpina, et plutôt jaunes que roses eu dessous. La femelle est plus petite, d'un blanc plus sale et dépourvue d'é- cailles veloutées. Le point cellulaire est plus gros et plus arrondi. L'apex et le sommet de la côte sont étroitement teintés de brun jaunâtre, et quelques groupes d'atomes de même couleur, isolés et placés entre les nervures, descendent jusqu'à moitié du bord. La naissance de la côte est lavée de gris. En dessous, le fond est plus carné, et on aperçoit un second point rose au-dessus de la disco- cellulaire des inférieures. Les supérieures sont lavées de jaune à la jonction du blanc avec le carné. Inutile de dire qu'elle n'a ni fais- ceau de poils ni sac glanduleux; mais il est bon d'observer qu'elle est dépourvue de la bandelette mate sur la médiane qui n'est point l'attribut exclusif des mâles puisqu'on la retrouve chezles femelles des Gonopteryx [Rhamni^ Ecdipsis, Gueneana, etc.). Telle est la femelle typique ; mais elle présente une charmante va- riété, d'un jaune serin très-pur en dessus, avec l'apex et les groupes terminaux d'un brun roux ; le dessous est d'un jaune safran mat, haché de rose, à bord interne des supérieures bien plus étroitement blanc. Chez cette variété on trouve, au haut de la cellule des infé- rieures, trois points argentés cerclés de rose sanguin et une série do taches ou groupes d'atomes du même rouge, bien au-dessus du bord terminal. Cette belle variété, que je fais figurer pi. xxn, fig. 1, est si tranchée, qu'elle ne paraît pas appartenir à la même espèce, ni même au même groupe, et qu'on la croirait facilement de celui de Marccl- lina. Je dois dire, au reste, que je possède une variété correspon- dante de \di Philippi7ia, quoique d'un jaune moins tranché. La chenille de la Florella a été très-bien observée par M. Vinson. Elle a la forme des autres chenilles de CalUdryas, et est d'un joli vert, avec les granulations ordinaires noires, divisées sur le dus en cinq à six sillons transversaux. La stigmatale est d'un blanc jau- nâtre et surmontée d'une série de points noirs, plus gros que les gra- nulations. Toute la partie ventrale est d'un vert pâle, ainsi que les pattes membraneuses. La tête est concolore et aussi pointillée de noir. M. Vinson a remarqué que toutes les chenilles qui doivent don- ner la variété jaune ont le premier sillon du cou entièrement non-. G. — 8 LÉPIDOPTÈRES. tandis qu'il est concolore chez la variété blanche. Cette curieuse ob- servation a besoin d'être répétée et généralisée. Cette chenille vit sur la Cassia glauca DC ; elle se change en une chrysalide de la forme propre aux Callidryas et Collas, d'un vert bleuâtre tendre, avec une ligne latérale d'un blanc jaunâtre brillant et une arête dorsale d'un jaune vif. La pointe céphalique est teintée de noir. Le papillon éclot en novembre. On peut voir, par ces descriptions, en quoi les premiers états de la F/ore//a diffèrent de ceux des C. Pyranthe ei Philippina qneM. Hors- field nous a fait connaître dans son bel ouvrage sur les Lépidoptères de l'Inde. La Florella est très-commune à la Réunion. Elle se rassemble, comme ses congénères, par groupes nombreux, dans les endroits où un peu d'humidité a séjourné, ou sur le bord des flaques maréca- geuses. Fam. TERIAD.E, Gn. — Cen. TERJÀS, Bdv. Terias Floricola, Bdv. Faun. Mad., p. 21 ; — Spec, p. 671. Elle me paraît bien distincte de VHecabe, et elle est toujours la même. Les femelles sont beaucoup moins abondantes que les mâles. La chenille vit sur le Guilandina honduc, arbrisseau sarmenteux de la famille des Cœsalpinées. Je n'en ai pas la description, mais M. Yinson m'a envoyé un joli dessin de la chrysalide. Elle est d'un vert jaunâtre et passe au jaune-citron vif quand elle approche de son éclosion. Pliai. TETRAPI, Lin. — Tribu FILAMENTOSyE, Gn. Fam. DANAIDiE, Lat. — Gen. EliPLOEA, Fab. Euplœa Goudorii, Bdv. Faun. Mad., p. 36, pi. ni, fig. 2. Elle est très-commune et habite toutes les localités; mais elle se plaît surtout dans les grands bois de l'intérieur de l'île, oij elle vole LÉPIDOPTÈRES. G. — 9 avec grâce au-dessus des branches, se posant souvent sur les pani- cules des jeunes palmiers pour en sucer le nectar, et contrastant, par sa belle couleur noire veloutée, avec le blanc de neige de leur fleur. M. Boisduval a décrit, comme chenille de cette Euplœa^ une espèce qui ne lui appartient pas. Celle-ci est d'un vert blanchâtre glacé, tirant un peu sur le jaune, avec une ligne vasculaire formée de petits points noirs et une stigmatale orangée, bordée supérieurement par une Hgne noire festonnée et extérieurement par un filet jaune pâle. Ces bandes sont parsemées de points noirs isolés, de diverses gros- seurs. Elle a huit épines ou filaments charnus, noirs, dont deux plus longs sur le cou. La tète est noire, et le premier anneau d'un jaune orangé, avec deux points noirs. Les pattes sont noires, avec une tache blanche intermédiaire. Elle vit, dans le voisinage des habitations, sur le Nerium oleander Linn., comme le dit M. Boisduval; mais dans les forêts, où elle est bien plus abondante, on la trouve sur le Jussenda aventa^ DC. La chry- salide est épaisse, du plus bel argent poli, avec des reflets d'or et de bronze. Elle brunit en conservant son éclat jusqu'à son éclosion, qui arrive le quinzième jour. Gen. DANAIS,LAv. Danais Ctaryi^ippu», Lin. Syst. Nat., J19. — Fab., 1.54. — Cram., 118, BC. — Ilb., Ex- Schm. — God., p. 187. — Bdv., Faun. Mad., p. 35; Icon., pi. xxni. — Dup. sup., 37. — Dev. et Gn., p. 135. Rien à dire sur cette espèce si connue, si ce n'est que le type de la Réunion est très-beau, et cpie les ailes supérieures sont très-chaudes de ton et généralement plus foncées que celles des exemplaires de Chine et de la côte de Guinée. J'observe aussi que la bordure noire des ailes inférieures n'est ponctuée de blanc, en dessus, ^î^c dans sa dernière moitié. Je ne sache pas qu'on ait rencontré à la Réunion la variété Al- cippus. G. — 10 LÉPIDOPTÈRES. Tribu S PI NOS jE, Gn. Fam. VANESSID^, Dup. — Gen. ATELLA, Dbd. Atella Pbalanta, Dr. Drur., I, pi. XXI. — Fab., 455. — GocL, p. 259. — Bdv., Fauu. Mad., p. 41. — Columbina, Cr., 238, AB, et 337, DE. Elle est très-commune à la Réunion, mais elle est presque toujours fanée ou déchirée, ce qui provient probablement de la rapidité de son vol. Les femelles sont beaucoup plus rares que les mâles - Gen. VANESSA,LiiiT. Vanessa Cardul, Lin. Lin., S. N., 157. — Fab. — God., — Bdv., etc. Se trouve à la Réunion, comme dans la plupart des contrées du globe. Vanessa Hippomene, Hb. Hb. Ex. Schm. Nymph. VI. Hamadr. B, simpl. 2. — Bdv., Faun. Mad., p. 43, pi. vni. Cette superbe Vanessa est rare à la Réunion; mais le type y est de toute beauté. La figure de Hubner n'en saurait donner une idée, car elle est presque moitié plus petite, et les couleurs en sont ternes et pâlies. Celle de M. Boisduval, qui approche bien plus de la na- ture, est pourtant encore plus petite d'un cinquième, et les bandes fauves ne sont pas encore assez vives. En réalité, cette belle Yanesse lient le milieu pour les couleurs entre Itea et Atalanta, et, pour la taille, égale au moins notre Antiopa. Elle n'habite point le littoral et se plaît dans les régions élevées et froides de l'intérieur. M. Vinson a découvert, dans les montagnes des Salazes, la chenille, qui est d'un pourpre vineux, avec sept rangs d'épines rameuses d'un jaune vif, à extrémité noire. Elle vit sur la Bœmeria urticœfolia S^rcng, plante de la famille desUrticées. La LÉPIDOPTÈRES. G. — 11 chrysalide est fortement anguleuse, à tête formant deux pointes bi- furquées, avec une grande arèle thoracique sécuriforme , et une série de pointes dorsales inégales, d'un brun marron clair, avec des reflets dorés , les épines d'un beau jaune métallique et des taches d'un argent poli. Gen. SALAMIS, Bdv. (Junonia, Dbd.) Salamis Bliadama, Bdv. Faun. Mad., p. 44, pi. vn, fig. 2. Ce brillant papillon n'est pas originaire de la Réunion, et y a été transporté de Madagascar ou plutôt s'y est propagé seul depuis quelques années. Il y est très-commun. La chenille a été découverte par M. Yinson, sur la Justicia venir l- cosa, et retrouvée depuis en très-grande cjuantité sur les Bcderia spinosa et multiflora^ où elle vit en familles nombreuses. Cet ai- mable entomologiste en a fait un dessin exact qu'il se propose de publier dans un mémoire séparé^dont je ne veux point déflorer l'in- térêt, même par une description sommaire. La Rhadama varie peu ou point en dessus, mais il n'en est pas de même pour le dessous. Il existe, surtout chez les femelles, deux types fort éloignés, dont l'un est varié de gris noirâtre et de blanc, avec une bande médiane sinueuse, aux secondes ailes, et la bordure des quatre de cette dernière couleur. Deux yeux aussi marqués qu'en dessus, et à iris jaune, dont le premier est surmonté d'un gros point blanc, et le secondest pupiUé de bleu et teinté supérieurement de rouge grenat, se découpent nettement aux inférieures, et l'angle anal y est marqué d'une liture noire et bleue, d'où part un filet de cette dernière couleur. Aux ailes supérieures se voient aussi deux yeux, mais plus petits, le premier seul cerclé de jaune et surmonté d'un ou deux points blancs, et le second empâté de noir. ,La seconde variété est d'un gris violacé clair ou gris de lin, uni, et sans aucune tache ni marbrure blanche. La bande des secondes ailes G. — 12 LÉPIDOPTÈRES devient ici une simple ligne noire, légèrement éclairée de gris jau- nâtre fondu, et elle est tout à fait droite. Les yeux ont disparu et sont remplacés : aux inférieures, par une série de points roussâtres, et aux supérieures, par une grosse tache noire. Ce qu'il y a de plus extraordniaire, c'est que la forme des ailes elle-même est modifiée, la dent correspondant à la première aux secondes ailes, et à Vlndé- pendcmte aux premières, étant notablement plus saillante. Ces deux types si distincts proviennent pourtant de la même che- nille, et notre étonnement diminuera si nous examinons les S. Ori- tlnja et Lavinia^ chez lesquelles il se présente des variations analo- gues, mais presque toujours locales, tandis qu'ici les deux variétés et des individus intermédiaires sont produites par une même ponte. Cette belle espèce va devenir si répandue dans les collections eu- ropéennes, qu'il me parait inutile de faire ressortir la difierence con- sidérable qui existe entre les sexes, différence que M. Boisduval n'a pu faire valoir dans sa description, mais que chaque entomologiste appréciera du premier coup d'œil. Salamis Augustiua, Bdv. Faun. Mad., p. 47, pi. vin, fig. 1 . Cette grande Salamis est rare à la Réunion. Je n'en ai que deux devant les yeux, une mâle et une femelle. Cette dernière a le bord terminal des premières ailes plus profondément creusé sous l'angle subapical; sa tache est plus grande, plus blanche, surmontée d'un groupe d'atomes violets, et, au-dessous d'elle, on voit trois ou cpatre espaces blancs, vagues, rangés le long de la bordure brune. Enfin, en dessous, la bande brune des secondes ailes est largement éclairée de blanc en dehors, tandis que, chez le mâle, cette portion de l'aile est du même ton que celle du disque. LÉPIDOPTÈRES. G. — 13 Tribu. CARUNCULAT^, Gn. Fam. DIADEMÎDJ]:, Gn. — Gon. DIÂDEMA, Bdv. Diadema Boliiia, Dr. Drury, I, pi. xiv. — Cram. 65 EF. - God., p. 396. — Bdv. Faun. Mad.,p. 39. = M isippits. Lin., 118. — Fab., 153. — God., p. 188 et 394. = Diocippus. Cram., 28 BC. — Fab., 158. N'est pas rare. On trouve ici la belle variété femelle Inaria Cr. 214 AB, chez laquelle les taches blanches et toute la partie api- cale noire des premières ailes ont tout à fait disparu, en sorte que les quatre ailes sont entièrement fauves, avec une mince bordure noire. J'ai cru longtemps que cette variété formait une espèce sé- parée dont le mâle me serait inconnu. Au reste, il ne faut pas se presser de réunir à la Bolina comme variétés toutes les espèces des anciens auteurs ; j'ai dans ma collec- tion la preuve qu'on s'est trop hâté à cet égard; mais ce n'est pas ici la place de l'administrer. Fam. NYMPHALID^, Latr. — Gen. LIMENITIS, Och. Limenitis Dumetornm , Bdv. Faun. Mad., p. 50, pi. vu, f. 6. Je n'ai aucun renseignement nouveau sur cette espèce. Tribu FURCULJj:, Gn. Fam. SATYRID.E, Bdv. — Gen. CYLLO, Bdv. Cyllo L,cda, Lin. Syst.Nat.,151. — Fab.,333. — Cram.,196CDet292A.— God., p. 478. — Hb. cxot. Schm. (le mâle) — Ilorsf., 461. C'est un des Satyrides les plus répandus sur la surface du globe G — i h LÉPIDOPIÈHES. ot peut-être un des moins étudiés. Ne donne-t-il lieu qu'à de simples variétés de régions, ou constitue-t-il plusieurs espèces que l'on con- fond toutes sous le même nom? M. Boisduval semble trancher la ([uestion dans ce dernier sens dans sa Faune de Madagascar. M. Hors- iield, au contraire, établit huit espèces (et peut-être neuf) pour l'Inde seule. La vérité est peut-être entre ces deux opinions; je crois donc bien faire d'indiquer ici les races de ma collection qui me paraissent tranchées. J'ajoute que je n'en possède aucune de TOcéanie, en sorte que Banksia, Fab. Donov., de la Nouvelle-Hollande, et Solandra, Fab., d'Otaliiti, peuvent bien en constituer deux autres. Cette petite étude est d'autant plus nécessaire que l'espèce de la Réunion pour- rait bien être distincte de toutes les autres et devrait alors rece- voir un nom séparé. Je commence parle Leda typique, dont je viens de donner la sy- nonymie. J'observe toutefois que Linné et Fabricius lui donnent Sierra-Leone pour patrie, d'où l'on pourrait conclure que c'est notre espèce qu'ils ont vue, si leur description, quelque courte qu'elle soit;, ne résumait en quelque sorte les caractères de l'espèce indienne, que tout le monde connaît sous ce nom. Il est rare qu'il dépasse 70 millimètres. L'angle des ailes supé- rieures est très-peu sensible et ne forme qu'une dent plus prononcée que les autres (j'en ai même deux individus qui ont le bord tout à fait droit). La frange n'est pas coupée de points blancs au-dessus. La dent des ailes inférieures est anguleuse et non caudiforme. Toutes les ailes sont d'un brun de terre d'ombre sans mélange de fauve, si ce n'est une faible liture près des taches noires, mais qui manque souvent et se réduit, surtout chez les femelles, aune simple éclaircie intérieure. Ces taches sont généralement petites chez les mâles, par- fois presque égales, avec les points blancs rapprochés. Le dessous est d'un gris terreux clair, fortement strié et haché de brun. Les premières ailes ont trois ou quatre yeux et les inférieures cinq à six, bien marqués, noirs, pupilles de blanc pur, entouré d'écaillés vio- lettes, et ils sont cerclés, quelle que soit leur taille, d'un iris jaune nettement circonscrit. — Les femelles sont plus pâles de part et d'autre, avec les taches noires plus grosses et les yeux encore plus LÉPIDOPTÈMES. G. — i'ô marqués. Deux d'entre eux paraissent 6n dessus aux secondes ailes, et l'interne est toujours très-grand et cerclé de clair. Mes individus viennent de Java, du Silliet et du Népaul. Chez deux variétés seulement, le dessous tire sur le jaunâtre et le violâtre,-et les yeux sont en partie oblitérés. L'une d'elles se rap- porte assez bien à Phedima Cram., 292 B. Var? Ismene, Cr. Cram. 26 AB. = Z<ta, Gn. 28""". Ailes supérieures brunes, traversées par des hgnes ondées d'un gris bleuâtre, et au miheu par une éclaircie d'un blanc carné. Les taches ordinaires consistent en un petit point et une tache qua- drangulaire, noirs. Près du bord serpente une ligne claire, marquée d'un point rouge brique et appuyée sur une tache noire, géminée extérieure, à la hauteur de la cellule. La frange est blanche et pré- cédée de gros points noirs. Les secondes ailes sont blanchâtres, salies de noirâtre, avec la même bordure de gros points noirs et quelques rudiments de lignes parlant du bord abdominal. Le thorax est brun avec les ptérygodes fortement mêlées d'écaiUes gris lilas. L'abdomen manque. Celle johe T^eûle Anthophila m'a été donnée par M. Yinson; elle ne se rapproche pas des espèces européennes, si ce n'est peut-être un peu de la Scitula. LÉPIDOPTÈRES. G. — 39 F;im. CYiMBlD.^, Gn. — Gen. CIILOEOPEORA, St. Chlœophora iasulana, Bdv. Faun. Mad., p. 121, pi. 16, fig. 9. Cette jolie espèce, qui a beaucoup de rapports avec nos Chlœophora européennes [Cloraria, Vernana), a été très-imparfaitement décrite; et comme elle varie beaucoup, je pense qu'une seconde description est indispensable. 19'°". Ailes supérieures d'un jaune vif, lavé de vert à l'extrémité, quelquefois même entièrement vertes, avec la frange d'un rouge porphyre'. Trois lignes plus ou moins distinctes traversent l'aile : les deux dernières flexueuses, bien parallèles et placées sur la dernière moitié de l'aile. Ces lignes sont précédées de points ou groupes d'a- tomes de même couleur; tantôt elles sont entièrement vertes et alors peu distinctes et tantôt d'un rouge porphyre. Les secondes ailes sont d'un blanc hyalin, avec la première moitié delà frange lavée de jaune verdâtre mêlé de rouge. Le corps est de la couleur des ailes, qui n'ont absolument aucun dessin en dessous. Les femelles, ou du moins tous les individus de ce sexe que j'ai observés, ont, sur les ailes supé- rieures, une large tache d'un brun rougeâtre, reposant sur le bord interne et remontant jusqu'aux deux tiers de l'aile. Les inférieures ne différent en rien de celles du mâle. Cette petite Chlœoj^hora est très-commune à la Réunion. J'en con- nais une espèce très-voisine, de l'Afrique centrale; mais le pays qui en produit le plus est l'Inde, d'où j'en ai reçu un grand nombre d'espèces. Fhalanx II. QUADUIFIDTE, Gn. - Tribu VARIE GAT/E, Gn. Fam. ERIOPiD/E, Gn. — Gen. ERIOPUS, Och. Eriopus lUaillardl, Gn. Cette jolie espèce est assez voisine de notre PterkUs d'Europe, et doit se placer entre elle et la Ganga. 33™™. Premières ailes dentées, munies d'un angle au bout de la 3' et ayant la dent de la sous-médiane plus forte ; d'un brun fuligineux. G. — 40 LÉPIDOPTÈHES. avec les nervures finement détachées en carné clair. Ligne coudée, géminée, sinueuse, brune, placée sur un fond un peu plus clair et se liant, sous la côte, avec une ligne en forme d'U, d'un blanc argenté, qui va rejoindre elle-même le sommet de l'extra-basilaire, en sorte qu'on dirait que toutes les lignes sont la continuation d'une seule. Une bandelette oblique, d'un rose clair, part du premier tiers du bord interne pour aller rejoindre la côte sous la ligne en U. Une liture, également rose, part de l'angle du bord terminal et va joindre, en formant une pointe, une autre liture qui naît du sommet de la côte. Une fine ligne blanchâtre, très-rapprochée du bord terminal, en suit tous les contours et aboutit, à l'apex, dans un trait d'un blanc rosé qui se prolonge sur la frange; enfin un filet très-fin et très-net, aussi d'un blanc rosé, précède la frange elle-même. Les secondes ailes sont noirâtres en dessus, blanchâtres en dessous, avec un point cellulaire et deux lignes noirâtres sinueuses. Les antennes sont tout à fait filiformes dans la femelle, seul sexe que je connaisse, et j'ignore si celles du mâle sont garnies d'une no- dosité. Je n'en ai vu qu'un seul individu, pris par M. Maillard, et que je lui dédie. Fam. EURHIPIDJÎ, Gn. — Gen. EURHIPIA, Bdv. Eurhipia Itlandiatrix, Bdv. Bdv. Gen., n°968. — Gn. Spec, n° 1115, pi. 14, f. 8. Cette seconde espèce de notre genre européen, Eurhipia, est dé- cidément propre à la Réunion, et sa grande affinité avec notre Adu- latrix est probablement la seule raison qui ait fait supposer à M. Boisduval qu'elle était européenne. J'en ai reçu un individu de M. Yinson qui l'a prise à la Réunion, et j'en avais acquis, après la publication de mon Species, un autre exemplaire chez un marchand naturaliste, et qui provenait également de notre colonie. LÉPIDOPTÈRES. G. - 41 Fam. PLUSID.'E, BJv. — Gcn. PLUSIA, Och. Plusia Anrlfera, Ilb. Ilb. 463. — Treits.,p. 168. — Dup. Bdv. Go., 1153. Elle est très-commune à la Réunion , et j'en ai reçu plusieurs individus de MM. Maillard et Yinson. Aucun, dans le nombre, ne se rapporte à ma Yar. A, et tous sont bien l'espèce typique. Je suis plus que jamais convaincu que cette Plusia n'est point européenne^, et que les exemplaires qui ont été pris à La Rochelle et en Espagne y avaient été apportés par des navires venant d'Afrique. Je doute même de la provenance de Java, que j'ai indiquée dans mon Species, sur un exemplaire appartenant à la Compagnie des Indes, mais qui est probablement aussi d'origine africaine. Plusia Clialcites, Esp. Esp. — Bk. — Treits. — Dup. — Bdv. — Gn. Spec. H67. = Quœstionis Fab. N'est pas plus rare que VAurifera, Les individus de la Réunion ne diffèrent pas de ceux d'Europe. Plusia Signala, Fab. Fab. Gn. Spec. H7i. Je ne l'ai pas reçu de MM. Yinson et Maillard, mais je sais qu'elle se trouve à la Réunion. Plusia ]\î, En gr. Engr. — Hb. — Treits. —Dup. — Frey. — Bdv. — Gn. Spec. 1178. J'en ai reçu de M. Yinson un individu qui ne diffère de ceux d'Eu- rope qu'en ce qu'il est un peu plus sombre, surtout sur l'espace mé- dian, et que le point argenté est plus oblon^ Jg- Plusia Liimbircna, Gn. Gn. Spec. 1179. M. Yinson m'a envoyé plusieurs beaux individus de cette Plusie, G. — 42 LÉPIDOPTÈHES. qui se reconnaît, au premier abord, à la tache ovale d'un carné sombre qui est placée au milieu du bord terminal. Elle varie pour la taille, et paraît n'être pas rare à la Réunion. Plusia G. roscum, Gn. 32min^ Ailes supérieures d'un brun mordoré, nuancé de gris rosé dans le voisinage des lignes et dans l'intérieur du signe doré. Ce dernier a une forme toute particulière, qui fera distinguer l'espèce à la première vue : il est formé d'un Y très-oblong, qui part de l'extra- basilaire et va rejoindre la coudée en formant une longue pointe. Cette dernière ligne est très-nette, fine, dorée, arquée, mais non sinuée, ni dentée. Il en est de même de la subterminale qui est extrê- mement rapprochée du bord et suivie d'une bandelette rosée, partagée en deux par une hgne obscure. La demi-ligne est très-nette. L'ex- tra-basilaire est ouverte sous la nervure costale, et semble faire le prolongement des deux branches du signe argenté. Le métal de toutes ces lignes est teinté de rosé ou de carné. Une petite tache noire suit la réniforme, et une autre est placée contre la demi-ligne, sous la nervure médiane. Les ailes inférieures sont noirâtres avec la base, et la frange blanchâtres; cette dernière, entrecoupée de points vagues, noirâtres. En dessous, se détache le point cellulaire. Le thorax de cette johe espèce est de la couleur des ailes, avec quelques linéaments rosés. La tête manque, ainsi que la partie pos- térieure de l'abdomen, ce qui fait que je n'en puis rien dire. Elle se placera, dans le système, à côté de la P. Daubei^ avec laquelle elle a qiielcjues rapports. Je pense même que cette dernière doit se trouver également à la Réunion. Gen. Odontina, Gn. J'ai dit, dans mon Species, que le genre Plmiodonta pouvait se partager en deux. Je vois, par une espèce nouvelle de la Réunion, que ce partage est indispensable. Je laisserai donc le nom de Plusio- donta au genre qui renferme la Co?npressi]mlj)is, et celui qui com- prend les deux autres espèces s'appellera désormais Odoiitina. Yoici ses caractères : Chenilles — Antennes simples et veloutées chez les deux LEPIDOPTEP.es. g. — 43 sexes ; — palpes très-ascendants, à second article très-large et sécuri- l'orme, à S'' long, filiforme et presque vertical; — toupet frontal velu, conique, saillant; — thorax étroit, lissé; — abdomen long, lisse, terminé en pointe aiguë chez la femelle. — Pattes longues, à ergots prononcés ; — ailes supérieures anguleuses, aiguës à l'apex, munies, au bord interne, d'une dent squammeuse que suit un sinus profond, ornées de lignes métalliques; inférieures arrondies, fortement qua- drifides : les 1 et 2 insérées au même point. Ce genre lie étroitement les Plusides aux Calpides, et surtout au genre Orœsia, dont il se rapproche déjà beaucoup , quoiqu'il y ait, dans les palpes, des différences très-notables. Peut-être même la dé- couverte des premiers états le fera-t-il rejeter dans les Calpides. Odontina Excavata, Gn. 40°". Ailes supérieures aiguës à l'apex, anguleuses au bord ter- minal, et munies au bord interne de deux dents velues, séparées par un sinus très-profond; d'un brun carmélite, marquées à la base d'une liture longitudinale claire, saupoudrée d'écaillés dorées, etc., au milieu, d'une ligne oblique de même couleur, fine, interrompue, partant de l'apex et se dirigeant vers le sinus du bord interne où elle se divise en deux. En outre, l'aile est traversée par de fines lignes noires, interrompues, peu visibles, et on peut lire aussi la tache réniforme qui est grande et toujours d'un brun clair. A la côte, non loin de la base, sont deux petits traits dorés, arqués, se regardant par leur concavité, et placés sur un fond d'un fauve mordoré vif. La frange est d'un gris clair, et le brun s'y découpe comnie des dents. Les secondes ailes sont noirâtres, unies, avec la frange comme aux premières : leur dessous est d'un gris sale, avec les nervures plus foncées, mais sans ligne, ni trait cellulaire. Les palpes et le thorax sont bruns : les premiers, avec la partie interne d'un jaune clair. L'abdomen et les pattes sont gris comme les secondes ailes. — La femelle ne diffère point du mâle. Cette belle pluside paraît sujette â varier. J'en ai devant les yeux un individu mâle, chez lequel tout l'espace médian est envahi par du noir violàtre qui absorbe une partie des dessins, mais qui laisse la réniforme en brun. G. — 44 LÉPIDOPTÈRES. Fam. GONOPTERID/E, Gn. — Gen. COSMOPEILA, Bdv. Cosmophila XLantbyndinia, Bdv. Faun. Mad.,p.94,pl. 13, %. 7. — Gn. Spec. 1237. Depuis la publication de mon Species, j'ai reçu un certain nombre de Cosmophila de différentes localités ; mais elles ne sont ni en assez grande quantité , ni assez bien conservées pour me permettre de séparer définitivement toutes ces espèces si voisines. Il est néan- moins résulté des études imparfaites auxquelles j'ai pu me livrer, que les quatre espèces que j'ai publiées ne sont peut-être pas très- bien assises, et les caractères que je donne pour les faire distingue]', surtout ceux qui reposent sur les couleurs , ne sont pas toujours spécifiques. L'espèce de la Réunion, en particulier, nécessiterait une description plus précise que celle de M. Boisduval et la mienne; malheureusement je n'ai en tout que quatre individus du même sexe, et si mauvais, que j'aime mieux y renoncer que de remplacer une désignation imparfaite par une autre qui ne le serait guère moins. Il en est de même d'une espèce de l'Afrique occidentale que j'ai reçue aussi dernièrement. Plus tard, j'espère pouvoir donner une monographie de ce petit genre, dont les espèces sont tellement voisines entre elles que ce n'est qu'à grand'peine qu'on peut les distinguer. Tribu EXTENSyE, Gn. Fam. POLYDESMID-E, Gn. — Gen. POLYDESMA, BJv. Polydesma Umbricola, Bdv. Faun. Mad., p. 108. — Gn. Spec. 1312. Paraît très-commune à la Réunion, surtout les femelles. Il serait à désirer qu'on pût bien connaître ses premiers états. J'ai reçu de M. Yinson une femelle moitié plus petite que les individus ordinaires, mais qui ne paraît pas spécifiquement diffé- rente. LÉPIDOPTÈRES. G. — 4o Fam. IlOMOPTERIDyE, Gn.— Gen. nOMOPTERÂ,Mv. Homoplera Viusoiiii, Gu. La découverte de cette J3elle Homoptère est due à M. Vinson, qui en a pris plusieurs individus, et qui m'a fait connaître sa chenille par un joli dessin qu'il m'a envoyé depuis. C'est donc pour moi un plaisir de lui donner son nom. M. Maillard en a pris aussi un certain nombre et m'a apporté la chrysalide, ce qui complète la connais- :;ance de cette intéressante espèce. 43""". Ailes dentées, variées de gris blanc, de cendré bleuâtre et de brun carmélite, avec la frange concolore, nullement bordée de filets clairs ni de points noirs, mais précédée, à distance^ d'une fine ligne noire festonnée. Les supérieures ont l'espace basilaire d'un ])run foncé, formant un triangle nettement limité, avant l'extrémité duquel est l'extra-basilaire, noire et ondée. L'espace médian est de couleur variable, marcjué d'une tache lunulée d'un brun de bois et traversé, avant l'extrémité, par une ligne (la coudée) noire très-fine et très-sinueuse, dont le sommet est contigu à une tache costale triangulaire, d'un brun foncé. Les ailes inférieures ont une bande- lette brune, lisérée de deux filets noirs, partant de l'angle anal et se perdant, ou du moins se délayant vers le milieu de l'aile. Au-dessus sont des ombres noirâtres, sinueuses, superposées, et se perdant aussi vers le milieu de l'aile. Le dessous est d'un blanc un peu jau- nâtre, sablé de noir, avec un rang de très-petits points subtermi- naux et des traces de lignes près de la côte ; le tout très-fin et noir. Le thorax est brunâtre, avec quelques places grises. Celte description s'applique principalement aux femelles. Le mâle est en général plus clair, avec l'espace médian et les ailes inférieures moins bariolés. Il a en outre le dessous de ces dernières ailes entière- ment revêtu de poils drapés et jaunâtres; le dessous de son abdomen et ses pattes sont très-abondamment pourvus de ces mêmes poils; enfin ses antennes sont garnies de cils courts et fascicules tandis qu'elles sont filiformes chez les femelles. LaYmsanii varie extrêmement, soit pour la taille, soit pour les cou- leurs, surtout sur Tespace médian des premières ailes, qui est tantôt l)lanchâtre, tantôt d'un gris bleu, tantôt onde ou même entièrement G. — 46 LÈPIDOPTÈRIS. recouvert de brun carmélile. La femelle, toute proportion gardée, varie plus que le mâle. La chenille est fort jolie, très-allongée, d'un gris blanc avec une stigmatale d'un jaune pâle, surmontée d'une bandelette d'un fauve ocracélisérée et striée de noir. La région ventrale est teintée de noi- râtre. La tête est d'un rouge clair. Les pattes écailleuses sont noires et les membraneuses de la couleur du ventre. Cette chenille n'a que deux paires de pattes ventrales bien développées et les deux autres paires sontrudimentaires. Elle tient sa partie postérieure relevée et, comme les autres Homoptérides, arque ses anneaux intermédiaires pendant la marche. Ces chenilles sont très-abondantes sur le Poinciana regia Boj., arbre magnifique qu'on désigne dans l'île sous le nom àe F lamboi/a?it^ à cause de ses fleurs d'un rouge de feu, et elles le dépouillent de ses feuilles avec rapidité. Pour se transformer, elles forment une coque peu consistante à l'aide de débris de végétaux, et s'y changent en chrysalides obtuses, de forme ordinaire et saupoudrées d'une efflo- rescence violàtre. Le papillon cclot généralement en août et septembre, et est très- commun à la Réunion. TnhviPATUL.^,Gi^. Fam. OMMATOPHORID.E. Gn. — Gen. CYLIGRAMMA, Bdv. Cyligramma Argillosa, Gn. Gn, Spec. gén., 1578. Je n'ai pas reçu cette espèce de ia Réunion ; mais M. Maillard m'af- firme qu'elle s'y trouve aussi bien qu'à Maurice. Il est probable qu'on y trouverait aussi la Goudotii. Fam. BENDID^, Gn. — Gen. HULODES, Gn. Hulodes iSandii, Gn. Elle est intermédiaire entre Vlnangiilata et VEriophora, et la fe- melle ressemble beaucoup à celle de la première, tandis que le mâle LÉriDOPTÈHES. G. — 47 est voisin de la seconde. lia, comme elle, les pattes extrêmement velues. — 50'°'". Ailes non anguleuses : les supérieures aiguës etfalquées à l'apex, les inférieures légèrement coudées au milieu; les quatre d'un gris testacé, parsemé d'écaillés noires, à frange concolore et précédée de petits traits noirs que surmontent, en les entrecoupant, des points noirs internervuraux. A quelque distance du bord, est une large bande d'un brun de bois, irrégulière et traversée par des lignes d'écaillés noires, maculaires aux supérieures, dentées aux infé- rieures. Les premières ont, entre cette bande et la base, des vestiges de lignes également noires et une tache réniforme d'un brun de bois, précédée d'un point. Le dessous est comme dans YEriophora dont on la distinguera facilement par le troisième article des palpes qui est plus long, et la frange aussi beaucoup plus longue et plus fournie, surtout au bord interne des supérieures. Le thorax, la poitrine et les pattes sont encore plus velus. Les antennes sont pubescentes. La femelle est un peu plus claire. Ses premières ailes sont arron- dies et non falquées à l'apex ; elles sont bordées de points, mais non de traits noirs. La bande couleur de bois est en partie effacée et, aux premières ailes, on n'y voit persister qu'un groupe d'écaillés noires entre la 4 et la sous-médiane, et, à l'apex, deux taches noires, presque entièrement recouvertes par de grosses écailles blanchâtres. Ses an- tennes n'ont que des cils isolés , à peine perceptibles , même à la loupe, et ses tibias, privés, bien entendu, des poils qui sont le partage du mâle, sont encore plus épais que chez la plupart des femelles de noctuélites. Ces deux individus ont été pris par M. Maillard, qui m'a prié de dédier l'espèce àM. Maurice Sand, fils de notre grand écrivain, et qui cultive les lettres et les sciences naturelles avec un égal succès. Tribu SERPE^TINJU. Gn. Fam. OPHIUSID.E, Gn.— Gon. OPUISMA, Gn. Ophisma Trapezolcles, Gn. 52'°". Ailes supérieures aiguës et subfaliiuées à l'apex, mais moins G.— AS LÉPIDOPTÈRES. que chez la Klugii, d'un gris teslacé, parfois jaunâtre, avec l'exfra- basilaire coudée sur la sous-costale, puis presque droite jusqu'àl'angie interne, la coudée très-bien écrite, formant un angle prononcé sous la r, puis presque droite et un peu oblique jusqu'au bord interne. Ces deux lignes forment ensemble un trapèze très-marqué : la se- conde est éclairée d'un filet blancbâtre et parfois suivie, au sommet, d'un groupe d'atomes d'un blanc lilas. La tache réniforme est ac- cusée par deux points noirs, souvent reliés entre eux par un arc de même couleur. De petits points noirs très-fins précèdent la frange, qui est un peu plus obscure que le fond. Les ailes inférieures sont aussi testacées, mais plus claires, surtout à partir d'une ligne discoï- dale, arquée, en deçà de laquelle on voit une large tache noire, ir- régulière, bifide du côté de l'angle externe, délayée et rétrécie du côté de l'angle anal. Cette tache noire ne se reproduit point sous ces ailes, tandis qu'on en voit, sous les premières, une placée après une ligne transverse, également noire, qui précède une tache cellulaire répondant à la réniforme. Tout le corps est testacé et sans taches et les antennes sont filiformes dans les deux sexes. Cette grande Ophistna ressemble, pour les couleurs, à la Gravata des Indes et, pour la forme, hlaKlur/ii. Elle appartient, comme elle, à la quatrième division de mon Species, bien que ses hgnes ne soient pas denticulées. Elle paraît varier beaucoup. J'en ai sous les yeux un individu très- rembruni, sur lequel les deux lignes tranchent en clair et où les taches noires occupent un bien plus grand espace, tant en dessus qu'en dessous. Je ne la crois pas rare à la Réunion . Je l'ai reçue à la fois de mes- sieurs Maillard et Vinson. Opliisma Kltigii, Bdv. Faun. Mad., p. 103, — Gn. Spec. 1660. Cette superbe noctuelle n'ayant point été figurée par M. Boisduval, je crois devoir la faire représenter ici. J'ai toutefois une observation à faire à son sujet. L'individu qui nous sert de modèle a, sur les premières ailes^ sept LÉPIDOPTÈIiES. G. — 49 bandes maculaires noires, comme celui que décrit M. Boisduval, et les deux taches ordinaires sont grosses et bien marquées; mais je crains que ces exemplaires si bien écrits ne soient qu'une variété, comme la TigiinaàQ Fabricius en est une de la Melicerte. J'ai, en effet, dans ma collection une paire d' Ophisma qui ne diffère point de la Klugii par la forme et tous les caractères, non plus que parles ailes inférieures, tan- dis que les supérieures ont, au lieu des bandes maculaires, quatre li- gnes minces et continues, dont les deux dernières seules sont lunu- lées,etun simple croissant à la place de la réniforrae. Cette Ophisma achetée par moi d'un marchand (jui n'a pu me dire sa provenance, et que j'ai nommée 0. Saga^ serait-elle le véritable type de la Klugii? , Ophisma Fînita, Gn. Spec. gén., 1658. — Li/iiiita,Gii. Spec, 1059. La conjecture que j'ai émise dans mon Species, p. 242, que l'O. Infinita pouvait bien être le mâle de l'O. Finita, est confirmée par cinq individus que j'ai sous les yeux. Bien plus, la femelle, quoique ayant habituellement la bande violâtre terminale aux quatre ailes, en est quelquefois privée comme le màle. 11 faut donc rayer ce nom à'Infinita du catalogue de la Réunion comme de la liste des espèces du genre Ophisma. Je saisis cette occasion pour mentionner ici deux espèces du même groupe très-voisines delà Finita^ et que j'ai reçues depuis la publica- tion de mon Species, d'autant plus qu'il n'est pas impossible que l'une d'elles au moins habite la Réunion. La première, que je nomme Definita, diffère principalement de la Finita par l'extra-basilaire qui est droite, et quelques autres diffé- rences de dessin; mais ce qui la caractérise surtout c'est que le tarse de la jambe intermédiaire est fortement renflé et fusiforme, et imite presque ceux des Rémigides, le tibia ayant d'ailleurs le même ren- flement si curieux qu'on observe chez la Finita. J'en possède le màle et la femelle, qui viennent de Port-Natal. La seconde, que j'ai appelée Ferfinita, appartient au Muséum im- périal de Saint-Pétersbourg, et m'a été envoyée en communication par M. Ménétriès comme provenant de Cayenne, ce qui me semble difficile à admettre, tout ce groupe étant africain. Elle est du même brun que les autres, avec le bord terminal plus sombre, et une ligne G. 4 G. — 50 LÉPIDOPTÈRES. sublerminale claire qui s'arrête à la moitié de l'aile. On aperçoit l'o" rigine des deux lignes ordinaires : la première au bord interne et l'autre à la côte, et l'ombre médiane, qui est brisée en angle très- prononcé dans la cellule. La frange des secondes aUes est éclairée de blanchâtre dans les deux premiers tiers. Gen. ACHMA,mi. Achœa Catella, Gn. , Spec. gén., 16G7. M. Yinson m'en a envoyé un individu très-mauvais, mais encore reconnaissable. Il est probable qu'elle varie dans la même proportion que la Melicerta. .le saisis cette occasion pour faire connaître les chenilles du genre Achœciy qui étaient encore ignorées lors de la publication de mon SpecteSy et que je connais maintenant par un beau dessin fait en Australie, que je dois, comme tant d'autres documents précieux, à l'amitié de M. H. Doubleday. Cette chenille produit une espèce ex- trêmement voisine de la Melicerta, et il n'y a nul doute que celle de la Catella de la Réunion lui ressemble beaucoup. Ces chenilles sont très-atténuées antérieurement, cylindriques en dessus, aplaties en dessous, et portent sur le onzième anneau un petit tubercule bifide, et sur le quatrième, une large place de couleur diffé- rente du fond, qu'on n'aperçoit bien tout entière que quand la che- nille courbe ses premiers anneaux, attitude qui lui est familière. Ou voit en outre une petite caroncule dorsale, qui doit varier suivant les espèces, sur le dos du sixième anneau. Le nombre des pattes ven- trales est au complet ; mais la première paire est très-courte ; aussi la chenille n'est-ehe point arpenleuse comme les Homoptera et se contente-t-elle d'arquer ses anneaux antérieurs. La tète est petite et globuleuse. Elles vivent sur les grenadiers et autres arbrisseaux. Aclirca IjÊenar«li, Bdv. Faun. Madag., p. 102. — Gn. Spec, 1G72. M. Maillard s'est assuré que cette espèce si belle et si variable ha- bile également l'île de la Réunion. LÉPIDOPTÈRES. G. - M Gen. SERRODES, Bdv. Ce genre habite aussi la Réunion et n'est point exclusivement propre à l'Inde, comme je l'avais avancé dans mon Species. 11 serait bien à désirer qu'on trouvai les clienilles ; car, ainsi que je l'ai dit, il est encore très-imparfaitement connu, même en ce qui concerne la division des espèces. Serrodes Iiiara, Cr. Cram., 239 E. — Gn. Spec, 1675. M. Maillard m'en communique une femelle qui ressemble parfai- tement au mâle que j'ai décrit. Elle est seulement un peu plus rou- geàtre et n'a qu'une seule tache basilaire noire, qui est plus grande. Nota. — Je crains maintenant que l'individu que j'ai décrit sous le nom iVlnara, var. A^ ne se rapporte plutôt à la Campana. Gen. PHI US A. Ophiusa iSiiîgaiiBarâgs, Bdv. Faun. Mad., p. 104. — Gn. Spec, 1694. Cette jolie ophiuse ne paraît pas très-commune : la femelle est plus petite et moins rougeàlre que le mâle. Ophiusa Tora'iîflîi, Gn. Gn. Spec. gén., 1703. Elle doit être localisée dans l'île, car MM. Maillard et Vinson no m'en ont communiqué qu'un seul individu, tandis que M. Guérin- Menneville en avait reçu une quantité considérable d'un même envoi. Gen. GRAM MODES, Gn. Grammodcs .^BïaœuonSa, Cr. Cram., 250, D. — Gn. Spec, 1720. Quoique je n'aie point reçu cette espèce de notre colonie, il me paraît difficile qu'elle ne s'y rencontre pas. Peut-être y constitue- t-elle une espèce à part et très-voisine, ainsi que je l'ai déjà dit, page 278 de mon Species. G. — 52 LÉPIDOPTÈRES. Grammodes Del (a, Bdv. Faun. Madag., p. 105. —Gn. Spec, 1722. Ne paraîtpas très-commune. Je n'en ai reçu que deux exemplaires. Nota. — Je possède une jolie espèce très-Yoisine, non décrite &dii\& mon S pecies, et \enant d'Australie. Les lignes blanches des ailes supérieures sont disposées en rectangle dont la côte forme un des côtés, et les inférieures sont traversées par une ligne blanche. Fam. EUGLIDID.E, Gn. — Gen. TRIGONODES, Gn. Trigonodes, Anfractuosa, Bdv. Faun. Mad.,p. 104. — Gn. Spec, 1727. Habite aussi la Réunion. Fam. REMIGID^E, Gn. — Gen. REMIGIA, Gn. Remigia Frugaliis, Fab. Fab. 138. — Gn. Spec, 178. — Lycojmdia, Hb. Ziitr., 897. Ne doit pas être rare. Cependant je n'en ai vu que quelques exem- plaires. Remigia Liatlpcs, Gn. Spec, 1774. — Repcmda, Bdv., Faun. Mad., p. 107. — Pimc- tidaris, Bdv. Dup. Paraît moins commune à la Réunion que dans la plupart des autres parties du globe. Remigia I»eIBita,Gn. Spec, 1780. Ayant sous les yeux trois exemplaires de cette Rémigie, que j'ai décrite sur un seul individu dans mon Species, je compléterai ma description en faisant connaître le mâle dont M. Maillard me commu- nique un individu bien frais, et que j'avais d'ailleurs, antérieure- ment, reçu du Sénégal. Elle diffère beaucoup du mâle, comme toutes les Remigia de cette division. Ses premières ailes sont d'un brun-chocolat violàtre avec les dessins d'un brun plus foncé. Ces dessins sont, au fond, les mêmes que ceux du mâle; mais je ne vois pas de point noir au bord interne. LÉPIDOPTÈRES. G. — 53 La série de points nerviiraux qui se trouve avant ie bord, dans mon exemplaire de Cafrerie et dans ma femelle du Sénégal, manque ici et même chez le mâle de la Réunion; mais on en reconnaît la trace, et je crois qu'on doit les retrouver chez d'autres individus de ce pays. Les secondes ailes sont d'un testacé obscur, avec une ligne postérieure et une ombre subterminale large, mais délayée, noirâtre, et la frange est teintée de roux. En dessous, ces ailes sont jaunes, saupoudrées de brun, avec une lunule cellulaire entre deux bandes foncées. Remigia Mayeri, Bdr. Faun. Mad., p. 104. — Gn. Spec, 1781. Je ne l'ai pas reçue depuis la description que j'en ai faite sur des individus communiqués par MM. Boisduval et Guérin-Menneville. Tribu PSEUDO-DE LTOIDjE, Gn. Fam. AMPIIIGONID-E, Gn. — Gen. LACERA, Gen. Lacera CapclBa,, GnT J'en ai reçu un bel individu de M. Vinson. Cette belle Amphi- gonide habite donc aussi notre colonie. Fam. THERMESIDiE, Gn. — Gen. THERMESIA. Tliermesia Slarclialll, Bdv. Faun. Mad., p. 105. — Gn. Spec, 1826. .Je ne l'ai pas reçue de nouveau, mais elle se trouve à la Réunion. Tliermesia Ruitricaniï, Bdv. Faun. Mad., p. 106. — Gn. Spec, 1829. Je ne l'ai pas reçue non plus depuis la publication de mon Species. Gen. HYPOSPILA, Gn. llypospila Tlicrnio»*iiia^ Gn. 37°"". — Ailes d'un brun de terre d'ombre clair^ à franges conco- G. — Si LÉPIDOPTÈRKS. lores, précédées d'un rang de points bruns internervuraux alternant avec des traits de même couleur, placés à l'extrémité des nervures, et une ligne commune oblique, droite, claire, ombrée de brun du côté externe, partant de la côte avant l'apex des supérieures et abou- tissant au bord abdominal des inférieures, au-dessus de l'angle anal. Cette ligne est suivie d'une autre, également claire mais bien moins visible (la subterminale), qui, aux ailes supérieures, forme de petites dents arrondies, et, aux inférieures, des dents très-aiguës et en zig- zag. Outre cela, les premières ailes ont la côte finement lisérée de blancbàtre, puis largement ombrée de brun, et on y distingue les traces des lignes ordinaires et la tache réniforme, qui est large et brune. En dessous, les quatre ailes sont d'un testacé clair, avec des dessins noirs bien écrits, savoir : une série de points terminaux, une seconde série de points, une ligne en dents de scie, et une grosse tache cellulaire. Les inférieures ont en outre deux autres lignes si- nueuses de chaque côté de celle qui est dentée, et les supérieures ont un point dans la cellule, avant la tache. Les palpes sont ascendants, droits, à premier et troisième articles blancs, tandis que le deuxième est d'un brun-marron. J'ai acheté cet insecte d'un marchand qui l'a reçu de l'île de la Réunion. Il partage et confirme tous les caractères de mon genre Hijpospila; seulement le troisième article des palpes est plus long et plus redressé que chez la BoUnoidcs. Gen. GRACIWDES, Gn. Gracilodes Hysa, Gn. Spec.,J851. Cette jolie espèce, que j'avais décrite sans en connaître la patrie, a été découverte cà la Réunion par M. Vmson, qui m'en a envoyé une grande quantité d'individus des deux sexes. Il en a aussi trouvé la chenille, qui est d'un vert clair, avec les in- cisions plus pâles. Sa peau, fine et transparente, laisse voir le vais- seau dorsal. Les points ordinaires portent des poils fins, visibles seulement à la loupe. La tète est aplatie. Elle vit en février sur le VmKjuera edulis DC, arbre fruitier originaire de Madagascar. Elle ne reste en chrysahde que huit jours. LÉPIDOPTÈRES. 0. — 55 L'insecte parfait ne varie pas, et la femelle est exactement sem- iDlable au mâle, aux antennes près. Legio DELTOIDiE, Lalr. Fam. HYPENID-E, Hs. — Gen. HYPENA, Sch. Hypena Hasiitalis, Gn. Elle peut se placer après notre Extensalis d'Europe, dont elle a la coupe et un peu le dessin. 39mm ^ — A.iles supérieures noirâtres, lavées de gris et saupoudrées d'écaillés noires. La ligne coudée est sinuée et irrégulière : elle se découpe un peu en. clair au milieu de l'aile, et elle est précédée d'une teinte plus noire que le fond, sur laquelle se détache, tout près d'elle, dans la cellule, un petit point blanc composé de quelques écailles non redressées. La subterminale lui est à peu près parallèle et est formée par des taches noires, éclairées extérieurement de blanc; l'extra-basilaire est peu distincte et composée seulement d'é- cailles noires. Des traits noirs terminaux, presque contigus, précè- dent la frange, qui est concolore. Les ailes inférieures sont entière- ment noires avec les mêmes traits. Tout le dessous est d'un gris foncé sans dessins, ainsi que le corps et les pattes. Les palpes sont droits et quatre fois aussi longs que la tète; les antennes minces et filiformes. Prise par j\L Maillard. Hypena Senecialis,-Gn. Elle est voisine de VObsitaUs d'Europe et de VExoticaUs du Brésil. 26""". — Ailes supérieures mêlées detestacé, de cendré violàtre et de noir, avec une série terminale de lunules noires, lisérées de blan- châtre intérieurement, et suivies d'autres lunules placées sur la frange en sens contraire et séparées des premiers par un filet noir, fin. La ligne coudée est brune, deux fois sinuée, et se détache sur un fond clair, d'un cendré violàtre, qui forme presque une bande ; puis, à l'apex, est une tache blanche lunulée, à sommet blanc et sur laquelle se découpe une tache noire, bidentée inférieurement. Les ailes inférieures sont noirâtres, avec des nervures formant des rayons plus noirs, et la frange un peu festonnée et teintée de noir vif entre la 2 et la 4. En dessous, toutes les ailes sont noirâtres; les premièi'es G.— 5G LÉPIDOPTÈRES. avec quatre points blancs costaux et un très-petit point noir éclairé de blanc sous le deuxième point, les secondes avec une lunule cel- lulaire. Les palpes sont larges, un peu arques, à troisième article redressé et sécuriforme ; les antennes minces et filiformes. J'en ai reçu trois individus de M. Yinson. Hypena Incxficnsalî», Gn. Elle est très-voisine de ma Senialis, mais un peu plus grande (36"""). La coudée est oblique, ombrée du côté interne, et précédée d'une bandelette longitudinale claireplacée, comme ohezVà Senialis, au-dessus de la sous-médiane, mais dont je ne puis bien déterminer l'étendue, à cause du mauvais état de mes deux sujets. Un petit point clair cellulaire précède la coudée, comme dans la Nasiitalis, et une tache supabicale, semi-lunaire, d'un gris carné clair, renferme un second point blanc accolé à un noir qui se répètent en dessous d'une manière très-nette. La frange est concolore et précédée d'une simple ligne brune un peu festonnée. Les ailes inférieures sont noi- râtres, avec la frange d'un brun testacé, divisée par un filet foncé, mais nullement tachée de noir, et unie. Les antennes sont pubes- centes chez le mâle, qui a trois crêtes velues à la base de l'abdomen, sétacées chez la femelle, qui a l'abdomen lisse. Une mauvaise paire prise par M. Maillard. Hypena FrapBsîcralîs, Gn. Elle aie port et la taille de notre Pvoboscidalis [^Q"^"^). Les pre- mières ailes sont d'un noir brun très-foncé, avec de peiiles stries transversales d'un gris lilas, placées sur le milieu de l'aile et accu- sant seules la coudée, qui serait perdue dans l'intensité du fond. Deux taches noires veloutées se voient dans la cellule à la place des taches ordinaires, mais non sans une certaine attention. Enfin, à l'apex, se découpe une grande place triangulaire d'un brun carné, à la naissance de laquelle sont deux points noirs, éclairés d'écaillés lilas, et répondant au sommet de la subterminale. La frange est uni- colore et encore plus foncée. Les secondes ailes sont noirâtres et unicolores en dessus, et les quatre en dessous sont d'un gris sombre avec quelques stries noirâtres. Le 2" article des palpes est sécuri- forme, deux fois plus long que la tète, et le 3^ fusiforme et redressé. M. Maillard m'a prié de dédier cette belle Hypena à M. Frappier, LÉPIDOPTÈRES. G. — 57 naturaliste de la Piéiinion, qui a recueilli quelques bons Lépidoptères. Hypena Long;lpalpalls, Gn. Elle est voisine de la Proboscidalis et de VIndicalis, mais moins grande. 25'°". — Ailes supérieures d'un gris testacé pâle, avec une ligne médiane oblique^, presque droite, très-fine, d'un brun cannelle, finement lisérée de jaune extérieurement. Entre elle et le bord, quelques écailles noires isolées indiquent la place de la subterminale. La frange est précédée d'une ligne cannelle et divisée par un filet foncé. Un très-petit point noir se voit dans la cellule. Ailes infé- rieures d'un gris noirâtre, avec la frange testacée. Dessous d'un gris clair, sans dessin, avec un filet terminal noirâtre un peu festonné. Les palpes de cette espèce sont très-longs, très-droits et horizon- taux, subfusiformes, avec le dernier article formant une épine re- dressée. Les antennes sont très-légèrement pubescentes. Fam. IIERMINID.E, Dup. — Gen. SIMPLICIÀ, Gn. Simplicia InflcxnlSs, Gn. Spec. 57. Je ne l'ai pas reçue depuis la publication de mon Species. Simplicia Pannalis, Gn. 30"". — Ailes supérieures d'un gris testacé , avec une ligne subterminale presque droite, d'un jaune clair, touchant le bord in- terne, mais expirant un peu avant la côte. Les deux lignes médianes bien visibles, noirâtres, fines ; la coudée denticulée. Un petit point cellulaire. Toute la base de l'aile, jusque et un peu au delà de l'ex- trabasilaire, est couverte de poils drapés, fins, épais, d'un ocracé roussàtre, qui s'étendent même un peu sur la base des ailes infé- rieures, et c'est là le principal caractère de cette espèce. Ces der- nières ailes ont, en outre, une ligne subterminale claire un peu brisée et n'atteignant pas le bord d'en haut. En dessous, outre la trace de cette hgne, elles portent une ombre médiane et un point cellulaire gris peu distincts. Les antennes sont déviées vers le pre- mier tiers et garnies de poils noirâtres formant une nodosité. Les palpes, arqués et recourbés au-dessus de la tète, n'atteignent pas le G. — 58 LÉPIDOPTÈRES. collier. Les pattes sont garnies, en partie, de poils noirâtres épais. La femelle est plus grande (SB"""), et les poils drapés sont rempla- cés, chez elle, par une teinte roussàtre formée par des écailles plus grossières et plus épaisses que les autres. Elle n'a pas de nodosité aux antennes, et les tibias sont moins velus. J'en ai vu quatre exemplaires pris par MM. Maillard et Yinson. Gen. HYDRILLODES, Gu. Hydrillodes SJligSuosali», Gn. Spec. 82. Je remarque quelques différences entre les individus que j'ai reçus de la Réunion et la description de mon Species; mais n'ayant plus les originaux devant les yeux, je n'ose décider si celle de l'île est une espèce séparée ou une simple variété locale. Hydrillodes yliviculs%lg!t«, Gn. Je n'ai que la femelle de cette nouvelle espèce, mais elle suffit pour prouver qu'elle est bien distincte des deux autres. C'est la plus grande (33"""). Les premières ailes sont d'une teinte notablement plus roussàtre. L'aile est aussi divisée en deux teintes bien tranchées; mais la coudée est plus droite, moins arquée, plus réguhère et sans dent plus saillante au-dessus de la sous-médiane. La lunule cellulaire est d'un non* vif et en \ Les secondes ailes sont plus sombres, sans ligne claire, et, en dessous, elles sont uni- formément saupoudrées, avec une ligne centrale en zig-zag et un trait cellulaire noir et oblong. Les pattes sont noirâtres, et le 3' ar- ticle des palpes n'atteint pas l'extrémité du collier. Gen. ARSINA, Gn. Chenilles — Antennes garnies de lames longues et minces chez le mâle, de cils très-fins et isolés chez la femelle. Palpes très-as- cendants ; le 2^ article arqué, dépassant les yeux, le 3*" droit, perpen- diculaire et presque aussi long. Trompe robuste. Pattes longues à ergots fins, mais longs. Ailes larges : les supérieures à dessins bien marqués, à taches cellulaires bien distinctes; les inférieures sans LÉPIDOPTÈRKS. G. — 59 dessins, à iudépendanle forte, insérée beaucoup plus haut que les deux suivantes et près du pli cellulaire, qui est très-marqué. Je fonde ce genre nouveau sur une jolie espèce dont les dessins ont quelques rapports avec ceux des Noctuelles, et qui en présente, près de la base, un très-marqué, qui rappelle le genre Serrodes. On peut placer celui-ci immédiatement avant le genre Helia. Arsina ^IlenaSis, Gn. 26""". — Ailes supérieures coupées carrément à l'apex, avec un coude arrondi au milieu, d'un gris testacé, avec des dessins d'un noir vif, finement lisérés de jaunâtre, savoir : une grande tache échancrée ou cordiforme près de la base, sous la cellule ; — les deux taches or- dinaires des Noctuelles : l'une en évidé, l'autre réniforme, mais divi- sée en fragments comme chez notre Cerastis Silène \ — une ligne (la coudée) claire, très-finement Usérée de noir, à moitié inférieure ren- trante. Derrière elle, une série de taches carrées inégales, et enfin, sous l'apex, deux autres taches ouhtures écartées. Frange concolore, précédée d'un filet clair. Ailes inférieures noirâtres, plus claires à la base et sans dessins en dessus, avec un point et deux traînées fon- cées en dessous. Femelle semblable, mais un peu plus foncée. Je tiens cette jolie espèce de M. Vinson. Gen. PIIYSULA, Gn. Physula Synuaralis, Gn. 23mm^ — Ailes d'un gris testacé, bordées d'une double série de pe- tits points noirs alternés : les supérieures ayant, avant le bord termi- nal, une sorte de bande vague, flexueuse, indiquée par deux lignes dont l'antérieure teintée de brun roussàtre et la postérieure de noirâ- tre. Cette bande de la couleur du fond, mais marquée de deux places noirâtres vagues : l'une vis-à-vis de la cellule, l'autre au-dessous de la sous-médiane. Ailes inférieures ayant, au-dessus de l'angle anal, un commencement de bande semblable, mais qui s'éteint presque aussitôt. Un petit point noir dans la cellule des supérieures. Dessous noirâtre : celui des inférieures plus clair au bord abdominal, avec des ombres transverses peu marquées et un très -petit point cellu- laire. Palpes à second article large, sécuriforme, velu et confondu avec G. — GO LÉPIDOPTÈRES. le troisième, qui est court. Pattes antérieures sans faisceaux de poils. Cette espèce assez insignifiante diffère un peu par les caractères du genre Physula^ et devra peut-être former un genre séparé, mais l'individu que je décris est unique et privé d'antennes. Je pense que ces dernières doivent être fortement ciliées, car j'ai sous les yeux une autre espèce de l'Afrique occidentale et une troisième de' l'Abyssinie, qui oifrent ce caractère. Legio PYRALES, Lin. Jribu PULVERULENTyE, Gn. Fam. PYRALID.E, Gn. — Gen. PYRALIS, Lin. Pyralis SlnurStiall», Bdv. . Faun. Mad., p. ] 19, pi. 16, f. 8. — Gn. Spec. 5. J'en ai vu un individu pris par M. Maillard. Elle est extrêmement voisine de notre Fimbrialis d'Europe. Pyralis ManîaioSalis, Gn. Spec. gén. 11. Je ne vois pas de différences essentielles entre un individu mâle, pris à la Réunion par M. Vinson, et celui de Cayenne, qui m'a servi pour ma description. Toutefois, comme ils sont tous deux en assez mauvais état, leur identité n'est pas complètement hors de doute. Celle de la Réunion me paraît avoir l'extra-basilaire plus sinuée et fortement ombrée de noirâtre en dedans. Tribu LURIDjE , Gn. Fam. ENNYCHÏD.E, Dup. — Gen. RHODARIA, Gn. Rhodaria MerlaSas, Bdv. Faun. Mad., p. 119. — Gn. Spec. 83. Je n'ai pu encore me la procurer, Rliodaria ILnncIniills, Gn. Spec. gén. 84. M. Maillard en a pris un mauvais individu à la Réunion. Par suite, LÉPIDOPTEUES. G. — Gl je suis persuadé que notre colonie est la vraie patrie de celte jolie espèce, et non pas la NouYelle-IIollande, comme on me l'avait dit. Rhodaria B»Iia>nlcOttll», Hb. Zutr. 115. — Gn. Spec. 96. Je n'ai pas la certitude que cette espèce africaine soit exactement la même que celle du Brésil; mais, comme je n'en ai devant les yeux qu'un mauvais individu, j'aime mieux ne pas créer, à ses dépens, une espèce qu'il faudrait peut-être supprimer plus tard, et que je ne pourrais, en tous cas, bien caractériser aujourd'hui. Fam. ÂSOPIDiE, Gn. — Gen. AGATHODES,Gn. Agatliodes Mu»»ivali«; Gn. Spec. 167. J'avais raison de douter de l'habitat océanien de cette espèce. J'en ai reçu, en effet, un exemplaire pris à la Réunion par M. Maillard. Notre colonie est donc en possession de ce beau genre de Pyralites. Gen. SALBIÂ, Gn. Salbia AcBiafËsiaSie , Gn. 2l°"°. — Ailes d'un blanc un peu paillé, luisant, demi-transparent^ avec des dessins irréguliers ; d'un brun cannelle clair, formant une sorte de bordure très-entrecoupée de taches de la couleur du fond, et, tout à fait au bord, de taches d'un blanc plus mat appuyées sur un filet terminal noir. Les ailes supérieures ont^ en outre, des lignes transverses dont l'intervalle est occupé par du jaune, sauf la moitié inférieure des deux dernières, qui s'écarte en Yrenversé. Les ailes in- férieures ont un petit anneau oblong, cellulaire, à centre jaune,, qui donne naissance à une ligne allant gagner l'angle anal. L'abdomen est brun, orné de taches dorsales et latérales blanches, et chez le mâle, le dernier anneau est recouvert de poils noirs et blancs entre- mêlés. Le dessous du corps est blanc : celui des ailes laisse voir les dessins du dessus amoindris, sauf la bordure qui est, au contraire, d'un ton plus noir. Les antennes des deux sexes sont longues et filiformes. Cette johe petite espèce est très-commune à la Réunion, el;, ce qu'il Q, _ 02 LÉPIDOPTÈRES. y a de plus singulier, c'est qu'elle n'est pas plus rare au Brésil, d'où j'en ai reçu de nombreux exemplaires depuis la publication de mon Species. Gen. SPOLADEA, Gn. Spoladia Recurvalis, Fab. E. S. 407. Gn. Spec. J90. = Angustalis. Fab. Mant. 309. — Hydrocampa Albifascialis, Bdv. Faun. Mad., p. 119, pi. Î6, fig. 7. Je n'ai point osé citer, sans l'avoir vu, dans mon Species, le Botys Albifascialis de M. Boisduval comme synonyme de la Recurvalis Fab., quoique je fusse persuadé que ce n'était qu'une seule et même espèce. Les individus que j'ai reçus de la Réunion ont justifié mes prévisions; et cette Spoladea, qui habite une partie du globe, ne diffère point, dans cette île, des individus américains et asiatiques. M. Boisduval, au tort très-excusable de ne l'avoir pas reconnue dans Fabricius, a joint celui de citer, comme en étant très-voisines, la Tages et VU feus de Cramer, qui n'ont pas le moindre rapport avec elle (voyez mon genre Hyalitis). Fam. STENIAD.E, Gn. — Gen. STENIA, Gn. Stenia ViperaBîs, Gn. Très-voisine de notre Ophialis d'Europe, mais un peu plus petite {i6"""]. Ailes noirâtres, à franges entrecoupées de blanc sale. Supé- rieures, avec les deux lignes ordinaires, dont la seconde forme un petit angle rentrant dans la cellule, vis-à-vis des taches ordinaires, qui sont rapprochées, bien écrites, annulaires. La seconde ovale oblique. Les ailes inférieures ont deux lignes disposées comme chez Ophialis. Le corps est noirâtre, avec l'abdomen taché d'ocracé sur les côtes et sur le dos du troisième anneau, et entièrement de cette dernière couleur en dessous. Les pattes sont aussi ocracées. Les an- tennes sont filiformes chez mon individu, qui est une femelle. Commune à la Réunion. Cette espèce, qui devra par la suite for- mer un genre séparé, paraît habiter une grande partie du globe. Les individus de la Réunion sont particulièrement foncés etbicn écrits. LÉPIDOPTÈRES. G. — 63 Sténia Ornatalis, Dup. Dup. p. 207, pi. 223. — Ilerr. Scli. 52. — Gn. Spec. 229. = Sa- turnalis. Treits. Sup., p. 29. Je ne vois aucune différence entre nos individus européens et un exemplaire mâle que M. Maillard a pris à la Réunion, si ce n'est qu'il est un peu plus grand et plus clair; néanmoins, comme il est en mau- vais état, je n'affirme pas sa complète identité. Au reste, je dois dire que j'ai reçu de Ceylan cette espèce parfaitement semblable àla nôtre; c'est un nouvel argument en faveur de l'identité de celle de la Réunion. Stenia TcsîHÏalîs, Ilb. Hb. Zutr. 629. — Gn. Spec. 230. Commune àla Réunion. Cette espèce, qui devra parla suite former un genre séparé, paraît occuper une grande partie du Globe. Les in- dividus de la Réunion sont particulièrement foncés et bien écrits. Fam. HYDROCAMPID.E, Gn. — Gen. CYMORIZA, Gn. Cyraoriza Upupali<^. Gn. Cette grande espèce n'appartient peut-être pas au Cymoriza^ dont elle diffère surtout par les palpes droits et très-prolongés en avant, et dont elle s'éloigne beaucoup par les couleurs et le dessin ; mais, comme je n'en ai vu qu'un seul individu femelle, sans antennes et sans abdomen, je ne puis créer un genre avec elle et je la laisse pro- visoirement dans celui-ci. , 38""". Ailes fortement sinuées, mais entières, d'un fauve fer- rugineux, à franges courtes, noirâtres , mêlées de blanc , avec une fine ligne subterminale noire , sinuée et denticulée , rapprochée du bord et suivant tous ses contours. Ailes supérieures ayant sur le dis- que deux lignes écartées, obliques, parallèles, non dentées , noires, éclairées de blanc en partie par leur côté qui se regarde. Un faible groupe d'atomes foncés sur la disco-cellulaire. Ailes inférieures ayant aussi deux lignes, mais blanches, irrégulières, et dont la seconde forme un angle très-prononcé sur la 3. Dessous des quatre d'un carné violàtre sale, avec les deux lignes principales du dessus très-mar- G. — G4 LÉPIDOPTÈRES. quées, continups , et bordées extérieurement de brun foncé fondu qui les fait ressortir. Thorax fauve ; abdomen fauve avec les côtés et le dessous d'un blanc sale, ces deux couleurs divisées par une ligne brune. Palpes ayant trois fois la longueur de la tête. Recueillie par M. Maillard. Fam. SPILOMELIDtE, Gn. — Gen. LEPYliODES, Gn. Lepyrodes GieomctralSs, Gn. Spec. gén. 271. J'ai reçu deux exemplaires en bon état de cette charmante Lepy- rodes dont j'avais donné la description sur un individu en débris provenant, m'avai-ton dit, de l'Inde centrale, mais originaire, je le crois maintenant, de notre colonie ou peut-être de Madagascar. On peut donc considérer le genre comme africain. Quanta l'espèce, elle est si facile à reconnaître qu'il est inutile que je rectifie ce que ma description devait naturellement avoir de défectueux. Fam.MARGAl\ODlD./E, Gn. — Gen. PHÂKELLURA, Lansd. Phakellui-a CticurMfalS», Gn, Hyalinalis. Bdv. Faun. Mad. p. 117 (non alior.) Elle n'est pas plus grande que Vlnfimalls de CayennC;, à laquelle elle ressemble au premier coup d'œil. 22""". — Les ailes supérieures ont lapartie blanche très-réduiteparla bande costale et par la bordure qui est très-large et un peu sinuée au lieu d'être parallèle au bord comme chez Vhifimalis. La partie blan- che forme une pointe très-aiguë et spiniforme en remontant vers l'apex. Labordure des ailes inférieures esttrès-large et leur frange est toute brune, au heu d'avoir la moitié blanche. L'abdomen est blanC;, avec l'avant-dernier anneau brun au-dessus , et le dernier redevient blanc, avec la brosse anale jaune. Le tablier est cordiforme, à lobes très-profondémenl divisés. Toujours facile à distinguer de VHyalinatalis, avec laquehe M. Boisduval l'a confondue, par sa taille, la largeur de sa bordure, l'an- neau brun de l'abdomen très-nettement coupé postérieurement, etc. Commune à la Réunion. LLPIDOPTÈUES. G. - 65 Geii. MARGARODES, Gn. Margarodes Qninqucpuuctalfs, Bd. Faun. Mad. p. 117, pi. 16, fig. 5. Il se place entre VIsoscelalis du Brésil et le Qiiadristigmalis , de l'Amérique du Nord, et se distingue des deux par l'étroitesse du liséré costal brun qui est bordé de blanc mat, sur lequel sont rangés quatre petits points noirs, le cinquième étant placé à l'autre bout de la disco-cellulaire. Tout le reste des ailes est d'un blanc opalin pur, sans ligne subterminale grise. Le corps est aussi entièrement blanc, du moins chez les femelles, car M. Boisduval dit que le mâle (que je n'ai pas \'u) a le pinceau anal noirâtre. Margarodes Sericcolalîs, Drur. Drm-. n, pi. G, f. 1. — Gn. Spec. 329 = Laterata, Fab. 264. Variété Thalassinalis, Bd. Faun. Mad. p. j 17, pi. 16, fig. 6. Les individus de la Réunion ne différent absolument du Sericeolalis que par l'absence des petits points noirs terminaux (encore en voit- on parfois un ou deux au sommet des supérieures) et parce que le pin- ceau anal du mâle est un peu plus rnèlé de poils roux. Ces différences m'ont paru trop légères pour adopter le nom de M. Boisduval qui n'avait probablement pas reconnu son espèce dans Drury et dans Fabricius. Fam. BOTYD.E, Gn. — Gen. FJLODES, Gn. Filodes CohIivSIralls, Gn. Au premier aspect , on pourrait confondre cette nouvelle espèce avec la Fulvidorsalis llb.,mais Une faut qu'un peu d'attention pour revenir de cette erreur. 35mm_ — j^iles d'un gris soyeux : les supérieures avec une raie fauve, bien limitée, partant de la base et n'atteignant pas la moitié de la côte, marquée sur la sous-costale d'une petite ligne métallique d'un plombé brillant, bifide à la base. Sur cette partie fauve, on aper- çoit trois points noirs, également espacés , dont le dernier s'étend cnliture sur la disco-cellulaire. Il n'y a point d'autre dessin; mais les ailes inférieures du mâle offrent une particularité qui mérited'étre décrite en détail C'est une longue tache demi-transparente , placée G. îi G, — 60 LÉPIDOPTÈRES. entre la 1 et tout le système des nervules supérieures, qui s'oblitè- rent et dévient pour lui faire place. Il résulte même de cette dé- viation un plissement anormal de l'aile à l'angle interne. En des- sous , cette tache est bordée, supériem'ement et à l'extrémité, de poils plus noirâtres que le fond, et la 1 a un petit bouquet de poils ocracés auprès de cette teinte obscure. Comme pour laisser voir cette curieuse construction , l'aile supé- rieure est concave et commq écliancrée au bord interne , ce qui ne sevoitpointcliezlaFi//u/â?or5«/wdont l'aile inférieure n'offre rien de semblable. Le corps est gris, avec la partie antérieure des ptérygodes et la tête fauves. Les palpes sont fauves, coupés de deux lignes plom- bées, brillantes, très-tranchées. La poitrine et la base des pattes an- térieures sont d'un jaune clair; les pattes d'un jaune paillé, brillant. L'abdomen manque. Cette curieuse F27oc?£'5 a été prise par M. Vinson. Gen. BOTYS, Lat. Botys? Cliildrcnalis. Faun. Mad. p. H 8. Je ne l'ai pas vu et ne puis me faire, d'après la description incom- plète de M. Boisduval, une idée de la section à laquelle il appartient. Je ne connais point de Botys dont les ailes supérieures soient tra- versées par quatre lignes. Botys? Poeyalîs. Faun. Mad. p. H 8. Même observation que pour le précédent. Bolys Pastrinali$«, Gn. Il faitpartie du groupe vni, et se place dans le voisinage de VAlialis. lO"""'. Ailes d'un jaune-paille : les supérieures avec la côte et une bordure assez larges , d'un gris jaunâtre. Deux lignes de la même couleur, dont la seconde forme au milieu un sinus très-profond. Dans la cellule, un petit point noir touche presque à la première ligne, et un autre point, plus gros , est placé au-dessous de la rentrée de la seconde. Ces deux points sont contigus à la bande costale noirâtre. Ailes inférieures avec une bordure assez large à l'angle interne, LÉPIDOPTÈRES. G. — 67 mais se rétrécissant bientôt au point de devenir un simple filet. Une seule ligne, continuant la seconde des supérieures et formant un si- nus semblable, au-dessus duquel est un trait cellulaire. Thorax bru- nâtre avec les ptérygodes, la tête et le collier jaunes. Abdomen lavé de brunâtre. Femelle semblable, mais d'un jaune plus foncé. Pris par par MM. Maillard et Yinson. Botys Dorcalls, Gn. Il appartient au groupe x et tient à la fois de VInfuscalis et du Lu- nalis avant lequel il se place. 2(jmin_ — Ailes oblongues, d'un gris noirâtre à reflet violet, avec une ligne commune noire, éclairée de blancjaunâtre extérieurement et formant un sinus profond, carré, finement denté au fond, au mi- lieu de chaque aile. Un liséré terminal noir, très-finement éclairé de blanc, précède la frange, qui est concolore. Outre ces caractères com- muns aux quatre ailes, les supérieures ont une ligne extrabasilaire bien marquée et , tout près d'elle , un point cellulaire; puis, à dis- tance, un trait cellulaire épais , noir. Les inférieures ont aussi un trait virgulaire semblable. Le dessous du corps et toutes les pattes sont blancS : les tibias antérieurs tachés de noir à l'extrémité. Les palpes mi- partis de blanc et de noir. L'abdomen a deux traits noirs très-petits sur le deuxième anneau. Femelle semblable. Recueilli par M. Vinson. Legio IN VOLUTE, Gn. Tribu ARUNDINIVORyE, Gn. Fam. SGIRPOPHAGID/E, Gn. — Gen. SINDRIS,Mv. Je n'ai pas la certitude que ce genre se trouve à la Réunion; mais j'ai voulu indiquer ici sa véritable place que M. Boisduval a méconnue en la plaçant dans les Tinéides. La Sindris Sfjanzini ou plutôt Sgan- zi?iellasi,eu effet, beaucoup de rapport avec nosSch'pophaga; malgré ses couleurs si différentes, et tout en formant un genre à part, elle ne peut en être éloignée. Je suis persuadé que ses chenilles vivent aussi dans l'intérieur des plantes fistuleuses qui croissent dans les marais. G. — 68 LÉPIDOPTÈRES. Fam. SCHŒXOBIDJ^, Dup. — Gen. BORER, Gn. Chenilles fusiformes à 16 pattes, rases, à trapézoïdaux verruqueux, vivant dans l'intérieur des cannes à sucre à la manière des Nona- gria, — Chrysalides oblongues, renfermées dans une coque légère entre des feuilles. — Insecte parfait : antennes du màle et de la fe- melle courtes, crénelées-veloutées, à articles rectangulaires. Palpes labiaux sécuriformes, aigrettes, de la longueur des yeux; palpes maxillaires quatre fois plus longs, droits, divergents, aigus à l'ex- trémité, ensiformes, à articles indistincts. Trompe faible. Yertex velu, aplati. Thorax court. Abdomen robuste, squammeux, dépassant peu les ailes inférieures. Ailes supérieures oblongues, entières , rectangulaires-arrondies , dépourvues de lignes trans- verses : les inférieures larges, à bord subsinué, sans dessins, la sous-costale vésiculeuse à la base, les 1 et 2 rapprochées, à pédicule commun. Ce genre, que je ne puis caractériser qu'incomplètement, n'ayant à ma disposition que deux individus du même sexe et mutilés , est voisin du genre Schœnobius, dont il diffère principalement par les antennes, l'abdomen, la forme des ailes et leur nervulation. Je l'ai appelé Borer, nom sous lequel on désigne l'insecte dans notre co- lonie, où il n'est que trop célèbre. Fabricius l'a fait connaître le pre- mier dans son Entomologia systematica^ sur des individus qui lui avaient été envoyés de l'Amérique méridionale parRohr, et a décrit en quelques mots les dégâts qu'il causait dès lors aux plantations. Gaules perforât^ dit-il, desti'uit, cxsiccat : plantationum pestis. Des Antilles, oùRohr l'avait observé, le Borer passa dans les co- lonies anglaises de l'Inde, et surtout à Ceylan, d'où il fut apporté à Maurice dans un chargement de cannes envoyées en 1848 pour re- nouveler les plantations de cette île, attaquées alors d'une maladie végétale qui menaçait de les détruire. Mais on ne fît que changer de fléau. Le fatal Chilo s'acclimata rapidement, et la proximité favorisa son introduction dans notre colonie où l'on signala ses premiers ravages vers 1857. Tel est l'historique abrégé de cette désastreuse importation , dont il sera parlé plus longuement dans d'autres par- ties de cet ouvrage. Esquissons maintenant son histoire naturelle. La chenille du ^orer ressemble à toutes les endophytes que la Lé- pidoptérologle compte dans les tribus les plus diverses : Scsia, Cos- LÉPIDOPTÈRES. G. — C9 SUS, Stygidy Zeuzera, Macrogaster, Nonagria, Chilo, Scirpophaga, etc. c'est-à-dire qu'elle est longue, molle, munie de plaques cornées sur le cou et l'anus, et pourvue de verrues saillantes et pilifères, occu- pant la place ordinaire des trapézoïdaux , latéraux et ventraux. Comme toutes ces larves, sa vie renfermée ne permet pas à la lu- mière de colorer sa peau, qui reste pâle et demi-transparente, et l'ex- position à l'air et au soleil la fait promptement périr. Ses mœurs sont aussi les mêmes que celles des espèces analogues de nos pays. L'œuf pondu sur l'extérieur de la tige donne naissance à déjeunes chenilles qui vivent quelque temps aux dépens du pa- renchyme des feuilles, en s'abritant provisoirement sous de jeunes pousses hées avec de la soie. Quand leurs mandibules ont acquis assez de consistance pour percer la canne , elles s'introduisent dans l'intérieur, en pratiquant une ouverture circulaire entre les nœuds, et y creusent des galeries dont le diamètre est à peine plus grand que celui de leur corps, et dans lesquelles elles se meuvent en avant et en arrière avec facilité. Leurs excréments, accumulés dans les parties inférieures de la galerie, sont en partie rejetés par les trous qu'elles ont percés pour entrer, et ressemblent, par la couleur et lu grain, à de la cassonade blanche ou blonde. Ces excréments, vus au microscope, présentent de petites cristallisations brillantes dues évidemment à la matière sucrée qui est entrée pour une si forte proportion dans la nourriture de la chenille, et qu'elle ne s'est qu'incomplètement assimilée. Bien plus, cette substance saccharine suit l'animal jusqu'après sa transformation en papillon, puisque, en dépit des préparations vénéneuses employées par les naturalistes pour conserver ce dernier, les fourmis le dévorent avec avidité en ne touchant à aucun autre des Lépidoptères renfermés dans la boîte. Parvenue à l'époque de sa transformation, la chenille du Burer quitte l'intérieur de la canne , se retire entre des feuilles desséchées qu'elle lie avec quelques fils de soie , et s'y change en une chrysalide allongée, mutique, d'un brun-marron clair. On acalculé que 60 jours lui suffisent pour parcourir toutes ses métamorphoses , depuis la ponte de l'œuf jus(pi'au développement du papillon et même jusqu'à son accouplement. Ce dernier est lourd, recherche l'obscurité et se donne peu de mouvement. Quand il est frappé par une lumière trop vive, il s'agite et tourne sur lui-même aNec une grande viva- G, — 70 LÉPIDOPTÈRES. cité. Ces mœurs expliquent la rareté relative d'un insecte malheu- reusement si abondant sous ses premiers états. J'extrais ces détails, en partie, d'une longue notice publiée à Mau- rice par une commission organisée pour étudier les ravages de cet insecte malfaisant, et je les complète par des renseignements que M. Vinson vient de m'envoyer. Le botaniste W. Bojer, auteur de VHortus maurisianus , a publié sur le Bo7'er un volume tout entier; mais on voit, par l'esquisse que je viens de donner^ que tous autres détails seraient surabondants, et que les mœurs bien connues des espèces arundinicoles de notre Europe, et en particulier ceux des ScJiœnobius et des CAïVo, peuvent nous mettre sur la voie de ceux du Borer de la Réunion. Borer iSaccbarcllns, Gn. Pijralls Saccharalis. Fab. E. S., p. 228, n" 411. 30'°'°. — Ailes supérieures testacées, avecles nervures noirâtres et de petites lignes internervurales aussi noirâtres, aboutissant à de petits points noirs terminaux. Sur la disco-cellulaire, on voit deux autres points noirs plus gros, obliquement superposés. Les ailes in- férieures sont un peu plus claires, également rayonnées de noirâ- tre, mais sans ^points cellulaires. Le dessous est d'un gris noirâtre uni : tout le corps est de la couleur des ailes. La chenille est d'un blanc laiteux, et quelquefois légèrement rosé quand elle vit sur la variété rose de la canne, avec les trapézoïdaux verruqueux, d'un brun-marron, surmontés d'un poil fm; les antérieurs plus gros etarrondis, les postérieurs linéaires. Les autres points ordi- naires sont également bruns,et les stigmates, placés entre les latéraux, sont noirs. La tète est brune et la plaque de la nuque d'un roux obs- cur. Cette chenille se trouve sur la canne, à peu près pendant toute la belle saison, mais principalement aux mois de juillet et août. Elle reste environ quinze jours en chrysalide. Il est évident que c'est bien ici l'espèce que Fabricius a décrite sous le nom de Pyralls Saccharalis, nom dont j'ai dû modifier la terminaison pour la rendre semblable à celle de toute la légion dans laquelle elle rentre. Sa description s'applique parfaitement à tous les états de notre Borer; je remarque pourtant qu'il dit que la chrysa- lide a sur la partie antérieure plusieurs épines courtes, relevées. LÉFIUOPTÈUES. G. — 71 tandis que la notice précitée et M. Yinson dépeignent cette chrysa- lide comme étant mutique (rase). Tribu RADICIVORA^, Gn. Fam. CRAMBID^, Dup. — Gen. CRAMDUS, Fab. Crambus Papblellus, Gn. ïl a quelques rapports avec la femelle de notre Pratellus et plus encore àvecVUligiîiosellus. 16""". — Ailes d'un blanc d'argentpur : les supérieures avecune fine ligne grise placée non loin du bord terminal et formant un angle dans son milieu. Derrière elle, à la côte, se voient deux petits traits d'un or pâle. La frange, précédée d'un liséré noirâtre, est teintée de cuivré métallique brillant, précédé de deux petits points noirs au delà de son milieu, mais reprend sa couleur blanche au bord interne. Les ailes inférieures sont entièrement blanches. Les palpes ont le dessous lavé et mordoré. Un seul mâle, pris par M. Maillard. Tribu OMNIVORjï:, Gn. Fam. PHYCID.E, Gn. — Gen. PHYCIS, Fab. Phycis Brisclla, Gn. Elle est assez voisine de notre Abietella, dont elle a à peu près la taille et le port. Les ailes supérieures sont d'un gris cendré, saupoudré d'écaillés noires. La ligne extrabasilaire est fine, noire, largement bordée de blanc en approchant du bord interne, et la coudée, aussi bordée de blanc du côté extérieur, mais plus vaguement , puis suivie d'une teinte roussàtre, n'est bien accusée que par des points nervuraux, noirs. Deux points semblables, superposés, mais à distance, rempla- cent la tache blanche cellulaire {{'Abietella, et une série de gros points noirs précède la frange. Les secondes ailes sont d'un blanc transparent et irisé, bordées d'une double ligne noirâtre qui s'éteint en approchant de l'angle anal. Le corps est entièrement cendré, G. - 7-2 Lf'PlDOPTÈRES. avec l'extrémité des ptérygodes teintée de roux. Les palpes sont as- cendants-obliques, mais non arqués. Recueillie par M. Maillard. Phycis Senai^ccflncIIa, Gn. Elle est un peu plus grande que la précédente, mais de la même coupe. Les premières ailes sont d'un gris obscur, mêlé de testacé roussàtre, avec les deux lignes ordinaires lisérées de blanchâtre : la coudée formant un angle sur la première et une double dent sur la 4. L'espace entre elles est plus foncé, surtout à la côte. L'es- pace subterminal est rayé de gris et de testacé, et de petits points clairs précèdent la frange. Les secondes ailes sont grises, demi- transparentes, el salies de noirâtre à la côte et au bord terminal. Le dessous des supérieures est noirâtre, avec une tache sous-costale ovale, grise, avant l'apex. Le thorax est de la couleur des ailes; mais, ce qui caractérise surtout cette espèce, c'est que les antennes, même de la femelle (seul sexe que j'aie vu), sont visiblement pecti- nées jusqu'aux deux tiers. Prise par M. Maillard. Gen . lUIA MPUO DES , G n . Rliamphodes JUoral«IoIIIst , Gn. Extrêmement voisine de notre Eliella, mais plus petite et plus robuste. 23"'". — Ailes supérieures d'un gris luisant mêlé d'écailies rosées, avecune bandelette costale blanche, n'atteignant nilabase ni l'apex, et au-dessous de laquelle le fond est plus foncé et plus brun. Yers le tiers de l'aile est une bande transverse, d'un ocracé sale, bordée an- térieurement d'un bourrelet d'écaillés relevées, brune, avec un reflet métallique. Ailes inférieures demi-transparentes, lisérées de noi- râtre, avec la frange moitié noirâtre et moitié blanche. Palpes trois fois plus longs que la tête, droits, à dernier article court et filiforme. Antennes du mâle ayant une nodosité près de la base, comme Etiella. MM. Maillard et Yinson. PIXXTI / o »•:& l'î/Wû/i et J.Mianeaiur p^ . 1.?.. Callidryas FlorellaVar. 9 3. 4' Hespena BorboEica. /c^-w/^y 5.6.7, Homoptera Vinsomi 8. Eriopus Mailiardi, g. Plusia G. Roseum. 10 Orlnnlin-i yxr.^xMt^ Inw. t'^nu- ûrcA Ptu'ùr. PL XXIU. ^ S ^ii .r'-9^r^_ s^^- ' Jf r^ ^ % J Jl^neaiix. p A-jj 1, Ophisma K]u^§^n.Var. 4. liypopalpis Perforaria.9 2. Trapezoïdes. 5. Boarmia AcacianaYar. 9 5. Hypopalpis TereWana.rf 6 Cymoriza Upupalis. 7. Plivcis rnsella. Jrnp oeJW'i'fi'j- Jhrij;